Je ne sais pas quelle heure il est est un récit autofictif qui engage un dispositif texte-image pour se déployer. Les images initient du texte, les textes placent des images, un corpus se forme. Cette stratégie visuelle et narrative est à l’intersection du livre, de l’exposition, inscrite dans le mouvement actuel d’un fort renouvellement des formes du récit.
15 images-textes composent ce polyptyque en cours de création.
Dans ce polyptyque il est question de peur, d’espoir, de détermination, de vie, de mort, de chance, d’argent, d’amour, de rêves, de bon, de brute et de truand.

pour de vrai – 86×115 cm / incassables – 105x59cm / quelques coups de marteau – 105x59cm

Des haricots verts épluchés dans une voiture, un homard en plastique sur un tableau de bord, une feuille de rhubarbe qui prend toute la place : trois images sérigaphiées en RVB et trois textes écrits et lus.
Ce triptyque autofictionnel parle de début et de fin, de corps qui tombe, de corps qui soutiennent, de corps-carapace, de végétaux qu’on arrache, qu’on mange, de fleuve, de voiture et de baleines.

Qu’est-ce qui nous attache à une personne ? à un lieu ? Pourquoi on sort des images des écrans RVB ? Pourquoi faire de la conserve d’images ou d’haricots verts ? C’est quoi être artiste ? Et la sécurité sociale des artistes ? Et l’envie d’un monde meilleur ? ça vient d’où, la soif d’utopie radicale ?